Miraculées ?

Miraculées ?

Noël 2017 , c’est la première fois que nous ne passerons pas les fêtes de fin d’années ensemble avec Chéridoux, la première fois qu’il est en mer loin de nous pour cette période si particulière de l’année.

Que nenni , j’ai décidé d’essayer de les rendre le plus « normales » possible ces vacances. Nous voilà parties toutes les 3 direction la périphérie Toulousaine.

Nöel en famille tant bien que mal avec Manon qui avait la grippe et ses 40 de fièvre la pauvre poulette… et pour le jour de l’an chez nos si cher amis.

Lundi 1er Janvier 2018, après une super soirée, et malgré le fait que l’épidémie de grippe se soit glissée sur la petite soeur, nous décidons de continuer nos prévisions.

Après le repas de midi nous quittons L’union en banlieue toulousaine pour Cazères en campagne Toulousaine où nous attendait ma maman.

Le temps était moche, de la pluie ,du vent, mais bon pas non plus de quoi ne pas pouvoir conduire , je regarde même les panneaux d’affichages de la rocade aucun message particulier , prudence adaptée au mauvais temps quoi !

Le périphérique toulousain est pas très peuplé , en même temps le 1er janvier y’en a beaucoup qui doivent être encore en train d’émerger à cette heure là …

J’ai poursuivi ma route jusqu’à ce qu’il m’arrive cet accident après la sortie de la Sesquière à Toulouse.

Aux alentours de 16h30 , alors que je me trouvais sur la voie de droite, j’ai vu un bouquet d’arbres qui s’abattait sur moi par la droite. Il était de telle taille que j’ai eu le seul réflexe de braquer à gauche en espérant que le tronc, la partie la plus charnue ne nous touche pas, je nous voyais mourir avec mes 2 filles.

Il y a eu l’impact, je ne me souviens pas de l’impact de cette violence qui a du pourtant stopper mon véhicule puisque je ne me souviens pas avoir eu le temps de freiner. J’ai probablement dû perdre connaissance quelques instants.

Cet arbre qui s’est abattu sur mon pare brise , dans un second temps sur ma tête , je me suis demandée jusqu’à quel point le toit allait s’enfoncer sur ma tête avec la pression que cela représentait , me demandant si j’allais mourir à cet instant précis , puis la pression s’est arrêtée, et un dernier impact a eu lieux au niveau du coffre de la voiture avant de s’échouer derrière mon véhicule.

Je me suis vite retournée pour voir si mes filles avaient eu la même chance que moi et s’en étaient sorties vivantes n’entendant aucun bruit. 

Je leur ai demandé de se cramponner, ne voyant plus rien le pare brise étant détruit en intégralité, le rétroviseur intérieur pendait et le rétroviseur extérieur était arraché. Je ne savais pas quel était le contexte autour de mon véhicule et à ce moment précis je craignais le carambolage, le sur-accident derrière moi.

Et après quelques secondes qui m’ont semblées une éternité, pas de choc survenu, j’ai cru que les voitures de derrières avaient sur gérer et anticiper pour éviter le carambolage, ne pensant pas que l’arbre s’était échoué quelques mètre derrière moi et faisait barrage.

A ce moment, j’étais sous le choc et ne pensait qu’à une seule chose : rassurer mes filles qui étaient pétrifiées d’horreur. Puis 2 personnes sont venues plusieurs minutes plus tard, me demandant de me mettre sur le coté droit pour évacuer la voie de gauche et désencombrer la circulation, se préoccupant à peine de notre sort. Je ne savais pas à ce moment là que je commettait une énorme erreur !

Sur le moment sous le choc, je n’ai même pas perçu l’absurdité de la situation de ces personnes plus préoccupées de repartir que nous porter secours. Ils m’ont dit avoir prévenu les secours, je ne m’en suis pas inquiétée.

A l’aveugle j’ai roulé en essayant de ne pas percuter la rambarde de sécurité de la voie de droite.

Quelques minutes plus tard, j’ai vu la circulation reprendre sur ma gauche. J’étais très inquiète de voir que la circulation reprenait mais que personne n’était toujours venu nous voir, voir s’il y avait des blessées, savoir comment nous pourrions sortir de là.

J’ai attendu patiemment, essayant tant bien que mal de rassurer mes filles, que les pompiers ou la police allait venir nous aider. J’essayais de me montrer le plus calme possible alors que j’étais sous le choc et avait mal partout.

La pluie est arrivée, l’eau entrait de partout dans la voiture qui était fracassée, le siège conducteur se remplissant plus vite que les autres point d’entrée , j’ai couvert mes filles de leur manteaux , écharpes et bonnets , je leur ai mis une couverture et je me suis assise sur le fauteuil passager occupé par tous les débris de verre , mais je voulais surtout que tout le monde reste attaché voyant la circulation autour continuer et toujours personne n’étant venus nous voir ,ni pour nous rassurer , ni pour nous sortir de là. 

Un moment plus tard, je ne pourrais préciser l’heure exacte , mais je dirais environ 30 minutes après l’accident, j’ai appelé le 112 m’inquiétant de n’avoir vu toujours aucun secours. 

Il me semble qu’il s’agissait des pompiers au téléphone ou la police , je me suis présentée et ai répété que nous n’avions pas de blessure grave , que j’avais tout de même reçu l’arbre sur la tête, mais que j’étais coincée dans le véhicule avec 2 enfants en bas âge dont ma fille de 3 ans grippée et fiévreuse.

Ils m’ont dit que les secours étaient avertis , et dans un second temps de voir avec mon assurance mais de porter plainte pour mauvais entretien des arbres que c’était important car ça pourrait se renouveler à d’autre personnes qui auraient moins de chance que moi . Ils m’ont transféré aux services d’autoroute, qui m’a juste dit que la dépanneuse avait été appelée, qu’on me surveillait depuis la vidéosurveillance juste derrière moi et que je devais être patiente sur un ton agacé ( excusez moi de commencer à m’inquiéter de ne voir personne venir nous aider ! ) .

Le temps passant, je voyais passer des gyrophares sur la voie de gauche sans jamais s’arrêter, je croyais à un cauchemar où ma voiture fracassée par un arbre tombé de nulle part, mes filles et moi coincées frigorifiées, moi pleine de verre éparpillé sur moi, dans mes vêtements, mes mains saignant de petites coupures multiples, mais nous semblions invisibles !  

Puis, une heure environs plus tard, un camion de pompiers circulant s’est arrêté, il ne nous était pas destiné. Il m’a demandé si nous étions blessées et s’il demandait un véhicule d’urgence pour nous emmener à l’hôpital. J’ai répondu que mes filles semblaient aller bien mais une était grippée et fiévreuse , que moi j’avais très mal partout, j’étais complètement choquée et ma priorité était de rassurer mes filles et les sortir de là, avec le recul j’aurais pu perdre connaissance à tout moment suite à ce choc d’un arbre de plusieurs centaines de kilos tombé à même ma tête, j’aurais très bien pu aller bien et faire une hémorragie méningée ou autre conséquence d’un traumatisme crânien de cet impact. Il me semble que c’est le rôle des secours d’évaluer le risque à la vue de la violence de l’accident et d’en déduire les démarches à suivre et non à moi de leur dire si nous devions être transportées ou non !

Ce camion de pompier avait déjà du monde , il m’a alors donné 2 couvertures de survies par la porte des passagers arrière et est reparti. Je pensais bêtement qu’un camion était en route pour nous et qu’il s’en était assuré.

La pression montant au fur et à mesure que le temps s’écoulait et que toujours personne de la police, gendarmerie ou autre n’était venue pour constater l’accident. Le monsieur conduisant le camion citerne derrière moi étant bloqué lui aussi est venu me voir environ 1h après surpris que les secours ne se soient toujours pas occupés de nous, il est venu m’aider et a forcé la porte passager pour que je puisse enfin ouvrir le véhicule.

Les 2 portes avant étant coincée à une dizaine de centimètre, ne me permettant pas de sortir et les sièges arrière ayant la sécurité enfant. 

Le choc ayant beaucoup endommagé le capot, le véhicule aurait peut être pu prendre feu, nous aurions été coincée à l’intérieur impuissantes, je vous laisse imaginer ma colère à cette pensée surtout au vu de l’exposition de mon véhicule en détresse sans avoir reçu la moindre aide ! 

Je rappelle que j’étais sur le coté de la route du périphérique de la ville de toulouse un Lundi 1er janvier en fin d’après midi , pas au fond d’une campagne isolée en pleine nuit !!!!!!

J’ai pu sortir grâce à ce monsieur , voir l’ampleur des dégâts et surtout la signalisation. Voir que l’accident était banalisé, l’arbre en cours de dégagement et que personne n’avait daigné utile de venir constater mon accident… ni même notre état . Le personnel des autoroutes était occupé à dégager l’arbre et rétablir la circulation qui valait entrainé de longs kilomètres de bouchons.

Plus de 1h30 après l’accident à 17h56, j’ai rappelé le 112 vraiment agacée d’être seule depuis tout ce temps, mes filles à l’arrière de ce véhicule gelé qui prenait l’eau. Une enfant de 3 ans grippée et fiévreuse, une enfant de 6 ans traumatisée ayant assisté à tout cet effroyable spectacle me disant «  mais maman personne ne vient nous aider », moi les rassurant de plus en plus difficilement. 

Il s’agissait de la police au téléphone.

Durant 4 minutes, je lui ai réexpliqué le tableau dans lequel je me trouvais depuis plus de 1h30, et quand il cherchait à savoir où cela en était, la dépanneuse est arrivée. Donc près de 2h après l’accident, finalement la première personne venant «  s’intéresser » à notre cas a été le dépanneur ! 

S’en est suivi la livraison de mon véhicule dans son dépôt, véhicule qui sera après expertise classée épave, alors qu’elle n’avait que 5 mois.

Les amis étant venu nous chercher et nous héberger pour la nuit , et ayant une enfant traumatisée et l’autre fiévreuse, je me suis rendue au service d’urgences le plus proche afin de les laisser sans moi le moins de temps possible : une clinique de la banlieue toulousaine.

La prise en charge a été rapide, tellement rapide qu’il n’a été effectué aucun examen post traumatique. L’examen s’est suffit par une prise en charge initiale de l’infirmière qui a pris les informations, le médecin de garde qui m’envoie sans même m’examiner faire une radio rachis cervical. Le délai d’attente étant estimé à 45mn il vient me voir «  surtout pour voir les photos de l’accident me dit-on » .Moi comme une idiote sous le choc, je ne réagis même pas à cette absurdité. 

Je lui répète que j’ai des bouts de verre sous la peau aux mains, aux pieds et que j’ai l’impression d’en avoir un peu partout sur le corps. Que j’ai très mal à la tête, depuis le choc de cet arbre sur la tête, mais que je n’ai pas perdu connaissance, enfin il me semble ! Je lui dis que j’ai très mal au dos et des douleurs diffuses aux épaules, genou, au pouce et poignet droit où un hématome sort.

Il contrôle visuellement mes pupilles, palpe mon dos sous mes vetements et m’envoie à la radiologie.

La radio semble normale, on me renvoi chez moi sans même me prendre les constantes vitales ni tension si quoi que ce soit , ni même me demander comment je me sens sur le plan psychologique, sans me demander si je dois aller travailler le lendemain, ni même me proposer de m’aider à me débarrasser de tous ses bouts de verre sous ma peau. J’ai du quémander un médicament pour m’aider à dormir, qu’on m’a donné à la volée en souriant en me disant de partir.

J’ai passé une partie de la nuit à enlever les bouts de verre imprégné dans tout mon corps, ne faisant certes pas de grosses cicatrices, mais me renvoyant encore à l’image de cet accident, de ces longues heures seules dans cette détresse. 

Les douleurs sont apparues de partout, à priori chose normale post accident, après mon expérience aux urgences je suis choquée et ne souhaite pas à nouveau tout réexpliquer à un médecin qui ne me prendra pas en charge , je fais le choix d’attendre d’être rapatriée chez moi dans le var vendredi 05/01/2018 pour aller voir mon médecin et être prise en charge sérieusement.

Le lendemain : mardi 2 janvier, j’ai fais les démarches auprès de mon assurance , et du concessionnaire gérant mon véhicule, celui ci étant en leasing.

La prise en charge semble compliquée, étant donné qu’il n’y a pas de tiers responsable.

C’est également pour cette raison qu’on m’explique que les dommages corporels et psychologiques ne seront pas pris en compte, étant donné que le taux d’invalidité est inférieur à 10%.

Le mercredi 03 janvier 2018 : j’ai été au poste de gendarmerie de la commune où je suis hébergée chez ma mère, afin de déposer une plainte contre le responsable de l’entretien ce ces espaces verts suite au conseil qui m’a été donné au moment de l’accident par les autorités par téléphone, et également par ma protection juridique.

L’intervenant qui a reçu ma demande ce jour vers 11h40, m’a renvoyé me répondant qu’il «  était impossible de porter plainte contre un arbre », comme si j’étais une idiote … j’ai précisé qu’il allait de soit qu’il s’agissait une plainte contre la personne responsable de l’entretien.

Il m’a répondu qu’aucun article du code pénal ne permettait ce dépôt de plainte, qu’il me rappellerait en début d’après midi (il n’a bien sûr jamais rappelé). Je vous passe le ton irrespectueux voire moqueur des personnes m’ayant reçues.

J’ai donc appelé le commissariat central de Toulouse afin de leur demander conseil, ils m’ont attesté le contraire et que cette plainte était parfaitement recevable et qu’il était préférable d’envoyer cette plainte directement au procureur en racontant mon histoire très précisément, chose faite. Ils étaient tout de même surpris de savoir ce qu’il m’était arrivé dans la mesure où il leur semblait que dans cette accident de chute d’arbre aucun véhicule n’avait été impliqué.

J’imagine que ca vient du fait qu’aucun service de police/gendarmerie n’est venu constater mon accident sur place malgré mes 2 appels au 112, et à priori d’autre provenant des véhicules ayant assistés à l’accident.

Après avoir consulté le journal « La dépêche » du 02/01/2018: il y figure aussi un article, qui ne mentionne non plus aucunement un véhicule impliqué, l’heure n’étant pas la bonne non plus ! 

Sur la photo d’illustration  l’angle étant choisit (ou pas) pour que mon véhicule soit caché par l’arbre.

Nous sommes donc traumatisées par un accident improbable, ayant cru mourir, s’étant senti invisibles auprès des secours inexistants et nous n’aurons droit à aucune reconnaissance de nos dommages corporels et psychologiques . Nous n’avons certes pas de membres cassés ou amputés, mais des douleurs qui vont nécessiter un certain nombre de consultations. 

J’ai pu regagner le jeudi 04 janvier 2018 vers minuit mon domicile avec l’aide d’un proche qui est venu nous chercher, car j’étais dans l’incapacité physique et psychique de conduire ces 500 kilomètres qui me séparait de chez nous.

Après constatation de notre médecin, il en est autre chose qu’aux service d’urgences qui m’avait reçu.

J’ai eu des angoisses permanentes depuis ce jour, des insomnies, des douleurs, la vision de cet arbre ne m’a pas quitté pendant des mois , ainsi que ce sentiment d’impuissance face à la non réactivité de l’ensemble des personnes qui auraient pu venir à notre secours. Ma fille aînée qui a fait des cauchemars toutes les nuits accompagnées de douleurs, ma fille cadette suite au choc a refusé de marcher durant 24h et se réveille toutes les nuits en pleurs. Tout ça ne comptait pas car c’est comme si cet accident n’était jamais arrivé !

Je vous épargne la colère que je ressens en reprenant le déroulé de cette « non prise en charge multiple » qui apparait maintenant après le choc du moment. 

Avec le recul , je suis choquée par ce déroulé d’intervention, et ne me résout pas aux dires multiples que nous avons eu une bonne étoile, ou encore que notre jour n’était pas arrivé.

Ce qui s’est passé n’aurait jamais du se dérouler comme ça, et je ne le souhaite à personne, il en découlera peut être « juste » un traumatisme et des conséquences psychologique sur ma vie, ma famille. 

Ça vous paraitra peut être bénin , mais nous sommes victimes et nous ne sommes pas reconnues comme tel sous prétexte de la non présence d’une personne « tiers responsable » .

J’ai fini par réussir à déposer une plainte à la gendarmerie d’où dépends mon domicile. Grâce aux conseil de ma conseillère juridique demandant les intitulés de mise en danger de la vie d’autrui et non assistance à personne en danger.

Ça a été périlleux et long, car à nouveau ma parole a été remise en question tellement la situation était grotesque, il a fallut une patience sans nom pour ne pas répondre aux accusations de témoignage mensongers qu’on me prêtait, je voulais juste qu’on prenne ma plainte mais ça semblait trop demandé !!!!!

Aujourd’hui ça fait 1 an.

Aujourd’hui je sais que mon dossier est a priori d’après les courriers en étude au commissariat de Toulouse ( depuis au moins décembre 2018 ) , je n’ai reçu aucun appel et ils n’ont pas de constat d’accident donc je serais curieuse de savoir comment ils enquêtent !

Je sais que ça n’arrange personne que cette histoire soit traitée car les erreurs sont nombreuses , mais sachez vous qui avez le pouvoir de décider que ce statut de VICTIME j’y ai droit, et je ne lâcherais rien tant qu’il ne sera pas reconnu.

1 an après je fais toujours des cauchemars régulièrement, je panique en voiture dès que le vent se lève et que je roule à proximité d’arbres.

Je connais l’angle de quasiment chaque arbre sur le chemin parcouru entre ma maison et mon travail. Je suis en apnée dès qu’un penche un peu plus en me disant que ça va recommencer …

Je paye au quotidien les conséquence de cette grosse entorse cervicale qui n’a pas été prise ben charge sans parler des autres plus petits maux.

Je me mord les doigts aujourd’hui d’avoir bougé mon véhicule, si j’avais refusé j’aurais bloqué complètement la circulation et les forces de l’ordre aurait été obligés de venir constater l’accident et d’avertir les services de secours pour nous prendre en charge.

Je n’ai pas pensé non plus sous le choc à demander les coordonnées de ce monsieur conduisant le camion citerne que nous voyons sur la photo du journal. Un grand merci à lui , le seul qui est venu nous libérer du véhicule.

Si il se reconnait je lui serait reconnaissante de prendre contact avec moi : lakazdespoulettes@gmail.com

Bref désolée pour ce pavé plus que long et éparpillé mais il fallait que ça sorte, et avec tout ça l’espoir que la justice statue sur cette histoire qui n’aurait jamais du se dérouler comme ça et nous reconnaisse le statut de VICTIME.

En 2018 on pouvait encore être en danger de mort avec 2 enfants en bas âge sur le bord du périphérique à Toulouse sous les yeux des caméra de surveillance des autoroutes , des citoyens qui circulent à côté d’un véhicule accidenté non secouru , des autorités compétentes de secours et forces de l’ordre …. le tout sans broncher !

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Commentaires

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Cet article a 1 commentaire

  1. Complètement hallucinant!

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